À quoi ça sert de traverser cette souffrance?

Le but de traverser sa souffrance de deuil est d’empêcher que la souffrance se fige en soi et qu’elle forme ainsi des nœuds dans le chemin vers son cœur parce que c’est le cœur qui a mal et c’est par le cœur qu’on guérit. 


Et quels sont ces nœuds? C’est tout ce que l’on porte en soi et qui est relié à la perte (colère, impuissance, culpabilité, doutes, angoisse, peurs, tristesse, solitude, etc.) et qui, si ce n’est pas exprimé, sera dans le chemin du retour vers une paix et un mieux-être intérieur. 


Et comme le dit Christophe Fauré* : « …quand le cœur ne parle pas, le corps, lui, prend le relais et exprime, haut et fort, ce deuil qu’on ne peut nommer. » Ce qui signifie qu’on est plus à risque d’être malade si ces émotions ne sont pas exprimées.   


Faire son deuil, c’est aussi avoir la volonté de réapprendre à être heureux dans sa vie. Ne serait-ce que de l’être pour la personne qui n’est plus là. 


Faire cette traversée du deuil c’est choisir la voie de l’amour : 

l’amour pour la personne qui n’est plus là;

l’amour pour ceux qui restent   

et l’amour pour sa vie qui continue.   


*Fauré, Christophe (2012). Vivre le deuil au jour le jour, Albin Michel, p. 101.


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